Cornus, Aveyron, France.

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Histoire

Le protestantisme s’implanta, à Cornus, vers 1562 et y régna en maître, pendant 70 ans.
D’après le chanoine Servières, ce furent deux jeunes calvinistes du Béarn, nommés Sarrazin et Laporte, revenant de Genève en 1558, qui, les premiers, importèrent en Rouergue, les doctrines de la religion réformée.
Jeanne d’Albret, reine de Navarre et comtesse de Rodez, la mère du futur roi de France, Henri IV, elle-même, protestante, fanatique, usa de toute son autorité et parfois des moyens les plus violents pour implanter dans notre pays, les idées nouvelles.
Dès 1561, la ville de Millau avait abjuré en masse le catholicisme ; l’année suivante, les calvinistes se mirent en campagne pour réduire les places des environs, qui tenaient pour les catholiques.
Us s’emparèrent de Compeyre, Saint-Georges, Creis-sels, Camarès, Cornus, et Saint-Rome de Tarn, ayant soin de laisser dans chaque localité, un ministre et une bonne garnison.
L’auteur des Mémoires d’un calviniste de Millau » est obligé d’avouer que c’étaient des temps fort calamiteux et misérables.
On peut dire en effet que l’avènement du protestantisme à Cornus et dans la région marque une des époques les plus troublées et les plus malheureuses de notre histoire locale. Continuer la lecture

Copie de documents très anciens concernant Cornus (1070- 1685)
1° Sur la route de Segodunum (Rodez) à Lute-vas (Lodève) nous trouvons aussi Condatomago, qui occupe sur la carte ancienne de la Gallia Bracata, la place que Cornus, petite ville du Vabrais occupe aujourd’hui sur les cartes modernes ». (Bosc, Mémoires pour servir à l’histoire du Rouergue, lre partie : Description topographique du Rouergue, VIII, page 51, 2e édition).
2° La terre de Cornus, dépendance de la vicomté de Creyssel, avait appartenu, vers le milieu du xii* siècle, à Richard de Rodez, vicomte de Lodève.
On pourrait croire, dit M. Gaujal, qu’Ermengarde de Creyssel, sa mère, l’avait apportée en dot au comte de Rodez, Hugues 1er et qu’en 1230, elle rentra dans le vicomté de Creyssel ».
II existait, cependant, une maison de Cornus, antérieurement et postérieurement au mariage d’Ermen-
garde, ce qui paraît indiquer que la branche aînée de cette maison s’éteignit dans celle de Creyssel et qu’après cette époque, les cadets perpétuèrent encore le nom de leur famille.
Vers l’an 1070, Frottard de Cornus, le plus ancien dont il soit fait mention, donna au monastère de Conques et, à l’abbé Odolric, son alleu des Infruts, et nombre d’autres biens en présence de Raymond de Montpaon, d’Emenon de Cabrières et de son fils Guillaume (cartulaire de Conques, 412). Hugues de Cornus assista à un plaid tenu au Caylar, en 1112. Continuer la lecture

Cornus correspondait à un lieu de passage entre le Rouergue et le Languedoc, non loin du confluent de la Sorgues et du ruisseau de Boras.
Il y eut en ce point une importante activité industrielle, liée, principalement, aux richesses du sous-sol et à l’élevage du Causse : un martinet à cuivre, dit la Mouline, sur la Sorgue, des papeteries, dont l’une appelée le Moulin-Ferrand, fut en activité jusqu’en 1905, des filatures qui ont fonctionné jusqu’en 1925, des tanneries et des moulins à farine.
La fabrique de draps communs et d’étoffes, mé-
langées de fil et de coton, était réputée à la fin du xvmc siècle.
Des caves à fromages, dans les environs, constituaient un autre élément d’attraction pour les populations des Causses voisins,
La conversion au protestantisme des habitants de la vallée industrieuse, complémentaire des plateaux, ne fut pas seulement un acte de foi, mais une révolte contre !a domination ecclésiastique. Et sans aucun doute, le départ des riches familles protestantes fut une des causes de l’appauvrissement de notre région

Frédéric HERMET Curé de L’Hospitalet (1894-1934)
Le prêtre
Originaire de Saint-Izaire, Frédéric Hermet, après sa réthorique au Petit Séminaire de Belmont, entra au noviciat des Pères Lazaristes à Paris. Il y fit son noviciat et une année de philosophie. Mais sa mauvaise vue l’empêcha de poursuivre cette voie. Il dut, sur les conseils de son médecin, passer plusieurs années de repos dans sa famille.
En 1880, il entra au Grand Séminaire de Rodez, puis à l’Institut catholique de Toulouse, où il obtint le grade de licencié en théologie et celui de docteur en droit canonique. Successivement, vicaire à Saint-Sernin et à Saint-Affrique, il fut solennellement installé à L’Hos-pitalet, le 13 février 1894. Il devait y rester quarante ans. Très pieux, il fut toujours attentif à son devoir pastoral, scrupuleux même, il déplorait le relâchement qu’amena l’après-guerre (1914-1918). Il note : « malgré les très pressantes exhortations du pasteur, les jeunes filles dansèrent comme des écervelées pendant les deux jours de la fête patronale ». Et lorsque l’instituteur, nouvellement arrivé, monta une fanfare et un groupe théâtral mixte, il fut au comble de l’indignation. On raconte même qu’il refusa l’absolution à une mère de famille parce qu’une de ses filles, en période de carnaval, s’était rendue déguisée en zouave chez un voisin, et avait amicalement taquiné la femme de celui-ci. Il manifestait également quelque sectarisme, qui se traduisit une fois par le refus d’admettre à la communion une enfant du catéchisme, parce qu’on lisait La Dépêche ». Continuer la lecture

Par décret du 15 janvier 1790, l’Assemblée Constituante créait le département de l’Aveyron. Elle ne put pas ne pas respecter l’entité géographique et historique qu’était le Rouergue. Les limites départementales furent à peu de choses près, celles du pays, au moins jusqu’en 1808, où le canton de Saint-Antonin en fut distrait pour la formation du département du Tarn-et-Garonne.
Mais dans sa volonté d’effacer tout ce qui subsistait de ce passé qu’elle venait d’abolir, elle substitua au nom historique du Rouergue, héritier de la civitas ruthenorum et du pagus ruthenicus, celui de la rivière qui n’était même pas la plus importante de son territoire mais qui coulait au pied de son chef-lieu : l’Aveyron.
Le département fut divisé en districts : Rodez, Millau, Villefranche-de-Rouergue, Saint-Affrique, Espalion, Saint-Geniez-d’Olt. A part ce dernier, ces districts devinrent des chefs-lieux d’arrondissement, mais pour un temps seulement, puisque depuis une quarantaine d’années, l’Aveyron compte seulement trois chefs-lieux d’arrondissement : Rodez, Millau, Villefranche-de-Rouergue.
Créé donc à l’époque de la Révolution de 1789, notre canton de Cornus dépendait du district de Saint-Affrique, qui avait juridiction sur 9 cantons : Saint-
Affrique, Belmont, Broquiès, Cornus, Coupiac, Saint-Félix-de-Sorgue, Saint-Rome-de-Tarn, Pont-de-Camarès et Saint-Semin-sur-Rance.
Disparaîtront, par la suite, Broquiès qui sera rattaché à Saint-Rome-de-Tarn, Coupiac uni à Saint-Sernin, et Saint-Félix-de-Sorgue qui, après avoir fait longtemps partie du canton de Camarès, dépend, depuis peu, de celui de Saint-Affrique.
Chaque canton élit un conseiller général qui doit s’occuper plus spécialement des intérêts locaux et départementaux.